Sur une carte de la Croatie, Hvar ressemble à un long croissant posé sur l’Adriatique, entre les îles de Brač, Vis et Korčula. Pourtant, derrière cette silhouette étirée se cache un territoire étonnamment varié : une ville historique tournée vers la mer, des villages de pierre, des criques translucides, des champs de lavande et des routes panoramiques où chaque virage ouvre une nouvelle fenêtre sur l’horizon.
Pour bien préparer votre voyage, une carte de l’île de Hvar est presque indispensable. Elle permet de comprendre les distances, de repérer les sites incontournables et de ne pas réduire l’île à sa seule ville principale. Car Hvar ne se résume pas à ses soirées animées ni à ses yachts amarrés dans le port. Elle se découvre aussi au détour d’un sentier, dans le parfum du romarin sauvage ou devant une baie si paisible que l’on en oublie l’heure.
Comment se repérer sur la carte de l’île de Hvar ?
L’île s’étire sur environ 70 kilomètres d’est en ouest. La ville de Hvar se trouve dans la partie occidentale, tandis que Stari Grad s’ouvre sur une vaste baie au nord-ouest. Plus à l’est, Jelsa et Vrboska offrent une atmosphère plus tranquille. À l’extrémité orientale, Sućuraj constitue la principale porte d’entrée pour les voyageurs arrivant en ferry depuis Drvenik, sur le continent.
La route principale relie les principaux villages, mais elle n’est pas toujours rapide. Les reliefs, les virages et les paysages qui incitent à s’arrêter régulièrement transforment chaque trajet en petite aventure. En voiture, comptez environ trente minutes entre Hvar et Stari Grad, puis une quarantaine de minutes supplémentaires jusqu’à Jelsa. Les temps peuvent varier selon la circulation et la saison.
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À l’ouest : Hvar, les îles Pakleni et les plus beaux points de vue sur le coucher du soleil.
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Au centre-ouest : Stari Grad, la plaine fertile et les vestiges de l’organisation agricole antique.
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Au centre-est : Jelsa, Vrboska et de nombreuses criques propices à la baignade.
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À l’est : Sućuraj, les paysages plus sauvages et les routes côtières moins fréquentées.
Une carte papier ou une application de navigation hors ligne sera utile, notamment dans les zones montagneuses où le réseau peut se montrer capricieux. N’oubliez pas non plus que certaines petites routes sont étroites : ici, la prudence est bien plus agréable que la course contre la montre.
La ville de Hvar, entre patrimoine et douceur méditerranéenne
La ville de Hvar est souvent le premier nom qui apparaît sur une carte de l’île. Son port, bordé de palmiers, accueille les ferries, les catamarans et les bateaux privés. Dès l’arrivée, le décor est posé : façades en pierre claire, mer d’un bleu profond et terrasses animées où l’on s’attarde volontiers autour d’un café.
Commencez votre découverte par la place Saint-Étienne, l’une des plus vastes places de Dalmatie. Elle mène à la cathédrale Saint-Étienne et constitue un excellent point de départ pour flâner dans les ruelles du centre historique. Certaines grimpent doucement vers les hauteurs, d’autres débouchent sur de petites cours silencieuses où le linge sèche au soleil.
Au-dessus de la ville, la forteresse de Fortica, également appelée forteresse espagnole, offre l’un des plus beaux panoramas de l’île. La montée demande un peu d’effort, mais la vue récompense chaque marche : les toits de Hvar s’étendent sous vos yeux, tandis que les îles Pakleni dessinent une ligne découpée sur l’Adriatique. Le matin, la lumière y est douce ; en fin de journée, les pierres se teintent d’or.
Ne manquez pas non plus l’arsenal, reconnaissable à son architecture élégante, ni le théâtre historique installé à l’étage du bâtiment. Hvar possède ainsi une étonnante profondeur culturelle, dissimulée derrière son image de destination festive. Pour une promenade plus paisible, longez la mer vers le monastère franciscain et les plages situées à l’ouest du centre.
Les îles Pakleni, une parenthèse turquoise
Face à la ville de Hvar, l’archipel des îles Pakleni apparaît clairement sur la carte. On les rejoint en bateau-taxi depuis le port, en excursion organisée ou avec une embarcation privée. Leur nom est parfois traduit par « îles infernales », mais le paysage est tout sauf menaçant : pins maritimes, rochers blancs et petites baies aux eaux transparentes composent un décor presque irréel.
Palmižana, sur l’île de Sveti Klement, est l’un des lieux les plus accessibles et les plus appréciés. Vous y trouverez des restaurants, des sentiers ombragés et plusieurs endroits où poser votre serviette. Pour davantage de tranquillité, explorez les chemins qui traversent l’île et rejoignent d’autres anses plus discrètes.
Les îles Pakleni se prêtent parfaitement au kayak, au paddle et à la baignade. Prévoyez des chaussures d’eau : les plages sont souvent constituées de galets, et les rochers peuvent être glissants. En haute saison, partez tôt le matin si vous souhaitez profiter d’une atmosphère calme. Après midi, certains mouillages se remplissent rapidement, surtout lorsque les bateaux d’excursion arrivent.
Stari Grad, la plus ancienne ville de l’île
Sur la carte de Hvar, Stari Grad se distingue par sa baie profonde, protégée des vents. Son nom signifie simplement « vieille ville », et il lui va à merveille. Fondée par les Grecs au IVe siècle avant notre ère sous le nom de Pharos, elle compte parmi les plus anciennes cités d’Europe encore habitées.
Le centre historique se découvre à pied, en suivant les ruelles pavées qui longent les maisons de pierre. La forteresse de Tvrdalj, ancienne demeure du poète croate Petar Hektorović, mérite une visite attentive. Son bassin intérieur, ses jardins et son architecture défensive racontent une époque où la maison était à la fois un refuge, un lieu de création et un petit univers autonome.
Stari Grad possède une atmosphère différente de Hvar. Les terrasses sont plus discrètes, les soirées plus calmes et les habitants semblent prendre le temps de vivre au rythme du soleil. Installez-vous dans un café, commandez une pâtisserie locale et observez les bateaux rentrer dans le port. Parfois, l’un des plus beaux souvenirs de voyage tient simplement à une heure sans programme.
La plaine de Stari Grad, un paysage façonné par l’Antiquité
À quelques kilomètres de Stari Grad s’étend la plaine de Stari Grad, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Vue sur une carte, elle forme une vaste zone agricole entre les reliefs et la mer. Sur le terrain, elle révèle un paysage composé de parcelles, de murets en pierre sèche, d’oliviers, de vignes et de chemins ruraux.
Ce qui rend cette plaine exceptionnelle, c’est la persistance d’un découpage agricole établi par les Grecs anciens. Les limites des parcelles, appelées chora, ont traversé les siècles et sont encore visibles aujourd’hui. En marchant ou à vélo, vous découvrirez une autre facette de Hvar, loin des ports et des plages les plus fréquentées.
La lumière y est particulièrement belle tôt le matin ou en fin d’après-midi. Pensez à emporter de l’eau, un chapeau et de bonnes chaussures, car l’ombre se fait rare sur certains chemins. Quelques domaines proposent également des dégustations d’huile d’olive, de vin ou de produits du terroir. Une manière délicieuse de comprendre que l’île ne se contemple pas seulement : elle se goûte.
Jelsa, une escale paisible au cœur des vignobles
Située sur la côte nord, Jelsa apparaît comme une halte agréable entre Stari Grad et l’est de l’île. Son petit port, bordé de cafés et de restaurants, invite à ralentir. La place principale, dominée par l’église Saint-Jean, conserve un charme simple, particulièrement apprécié en dehors des heures les plus chaudes.
Jelsa est entourée de vignobles, d’oliveraies et de collines couvertes de pins. Dans les environs, plusieurs plages et criques sont accessibles en voiture, à pied ou en bateau. La baie de Mina, proche du centre, est pratique pour une baignade rapide. Pour une ambiance plus sauvage, poursuivez vers les anses situées autour de la côte nord.
Les amateurs de vin pourront goûter les cépages locaux, notamment le plavac mali, un rouge puissant cultivé dans plusieurs régions de l’île. Demandez conseil aux producteurs : derrière chaque bouteille se trouve une parcelle, un sol caillouteux et une histoire familiale souvent plus ancienne que le bâtiment qui vous accueille.
Vrboska, la petite Venise de Hvar
À l’ouest de Jelsa, Vrboska s’étire autour d’un étroit chenal maritime. Ses maisons de pierre, ses petits ponts et ses bateaux amarrés lui ont valu le surnom de « petite Venise de Hvar ». La comparaison est flatteuse, même si Vrboska conserve une dimension beaucoup plus intime et méditerranéenne.
Promenez-vous le long de l’eau jusqu’à l’église fortifiée Sainte-Marie-de-la-Miséricorde. Son aspect massif rappelle que les villages côtiers de Dalmatie ont longtemps dû se protéger des attaques venues de la mer. Le contraste entre les murs défensifs et la douceur du port est particulièrement saisissant.
Vrboska est également un bon point de départ pour rejoindre les plages et les criques de la côte nord. À vélo, la région se prête à de jolies escapades, notamment à travers les pinèdes et les chemins bordant les champs. Prévoyez toutefois un peu d’endurance : le relief de Hvar sait rappeler que la carte, elle, ne montre jamais les montées.
Dubovica et les plus belles criques de la côte sud
La côte sud de Hvar est réputée pour ses paysages plus escarpés et ses eaux d’une grande clarté. Parmi les lieux à inscrire sur votre carte figure Dubovica, une baie protégée au pied d’une maison en pierre. La plage de galets y est superbe, mais l’accès se mérite : un sentier descend depuis la route principale et le retour, sous le soleil, peut sembler légèrement plus sportif.
Plus à l’est, les environs de Zaraće offrent un décor spectaculaire, avec des rochers sculptés par le vent et la mer. Le village est posé au-dessus de deux petites baies, chacune ayant son propre caractère. La mer y est idéale pour le snorkeling, à condition de rester attentif aux courants et aux embarcations.
La côte sud mérite d’être parcourue lentement. Arrêtez-vous aux points de vue, repérez les escaliers qui descendent vers l’eau et gardez en tête que certaines criques ne disposent d’aucun service. Eau, encas, crème solaire et sac pour vos déchets : le nécessaire tient dans un petit sac, mais il change tout.
Sućuraj et l’extrémité orientale de l’île
Souvent délaissé par les visiteurs pressés, Sućuraj se trouve à l’extrémité orientale de Hvar. Le village accueille les ferries en provenance de Drvenik et constitue un premier aperçu de l’île pour de nombreux voyageurs. Son atmosphère est plus simple, plus locale, avec un petit port, des maisons claires et des plages facilement accessibles.
Les alentours sont parfaits pour celles et ceux qui recherchent une Hvar moins mondaine. Les routes serpentent entre les collines et la mer, tandis que les paysages deviennent plus arides et sauvages. Sućuraj peut également servir de base pour explorer l’est de l’île, surtout si vous voyagez en voiture et souhaitez éviter les zones les plus animées.
Conseils pratiques pour explorer Hvar
La meilleure période pour découvrir l’île s’étend de mai à juin ou de septembre à octobre. Les températures restent agréables, la mer est souvent assez chaude pour se baigner et les sites incontournables sont moins fréquentés qu’en juillet et août. En plein été, réservez votre hébergement et vos traversées à l’avance.
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En voiture : c’est la solution la plus flexible, surtout pour rejoindre les criques et les villages éloignés.
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En scooter : pratique pour les courts trajets, mais à éviter si vous n’êtes pas à l’aise sur les routes sinueuses.
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En bus : plusieurs liaisons relient Hvar, Stari Grad, Jelsa et d’autres localités, mais les horaires peuvent être moins fréquents hors saison.
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En bateau : idéal pour les îles Pakleni et certaines plages accessibles uniquement depuis la mer.
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À pied ou à vélo : parfait pour explorer la plaine de Stari Grad et les chemins autour de Jelsa, en évitant les heures les plus chaudes.
Pour organiser votre itinéraire, prévoyez au moins trois jours : une journée autour de Hvar et des îles Pakleni, une autre consacrée à Stari Grad et à la plaine, puis une dernière pour Jelsa, Vrboska ou la côte sud. Avec cinq à sept jours, vous pourrez prendre le temps de rejoindre Sućuraj et de multiplier les pauses improvisées.
Car c’est peut-être cela, la véritable richesse d’une carte de Hvar : elle montre les routes, les ports et les distances, mais elle ne révèle ni le parfum de la lavande chauffée par le soleil, ni le silence d’une crique au petit matin. Pour les découvrir, il faudra poser la carte un instant, suivre la lumière et laisser l’île vous guider.

